juxtas time on tjukurrpa
insektion source ,du trottoir vers la ville ,les larves sataniques en iso
l'être insecte ,sans même se rappeler le devenir
ainsi qu'un autre truc que j'ai oublié
paysagisme exo ,gros drone (fédéré) qui tache ,jusqu'embrouillamini
JE FLAIRE TA BOUCHE OUVERTE EN TREMBLANT.
Je te sais. Je te sens. J'ai un œil pointu, spécialement développé pour soupeser ton humanité. Je te renifle. Je sens tout. Le moindre de tes tressaillements s'imprime en moi. Si tes paroles ne sont pas raccord avec tes gestes, j'analyse. Je te sens. Je te sais. J'ai un œil spécialement développé pour ça. Tes gestes ils m'éclaboussent, tes intonations je les enregistre. Je suis un œil. Je te sais. Il y a 10 % d'erreurs probables. Mais dis-toi que je saurai. À la fin. Je mets de côté toute défaillance physique. Le physique ne m'interpelle pas. Je suis concentré sur ton âme. Je la guette. Je la renifle. Comme un chien de chasse. Je suis la piste. Je t'aurai. Je saurai. Je sais toujours à la fin. J'enregistre. Je suis là pour ça. Je suis une caméra. Ni bienveillante ni malveillante. Je suis un terrain neutre qui t'enregistre. Qui enregistre les épaisseurs que tu mets entre toi et moi, par exemple. Si tu décides d'en mettre. Ça aussi je le sens. Ça aussi je sais quand ça pue. Parce que je sens tout.
Et crois-moi c'est invivable.
l'herbe pousse sur la peau du gazon sur la peau
je cultive un jardin sur ma peau
un jardin de yeux
Tu étais l'air dans mes poumons,
le sang dans mes veines,
la lumière dans mon oeil,
et à présent, cet air a disparu.
Ce sang
et cette lumière ont disparu.
Et je ne suis plus
qu'une voix.
Tout cela, c'était l'air dans mes poumons,
A présent, cet air a disparu.
Et je ne suis plus
qu'une voix.
Tout ce que j'aimais, c'était l'air dans mes poumons.
A présent, cet air a disparu.
Toutes les réalités commencent à se réunir dans le meme espace. rajeunir
Et que nous arrivera-t-il quand tout sera dans le meme espace ? Tout implosera.
(J'essaie de dénouer cette merde.)
= C'est une coordonnée en quatre dimensions.
C'est lui le seul qui a le potentiel, et la tête... pour créer une chose pareille.
Et, si c'est le jeu de quelqu'un, ce n'est pas un jeu très propre.
Ce sont des pièces de vitesses de temps variables.
Tu ne te rappelle pas de ce truc qui te changea en viande hachée, Geoffroy ?
Ici se croisent des réalités parallèles alternatives (je crois que dans une autre réalité, ça a mal tourné pour nous).
- Et comment on en sort ?
- Jeanne, c'est un jeu. Il n'y a pas de fin heureuse.
- C'est vrai, tu crois que c'est un rêve ?
- Bien sur. Dans la réalité, je ne t'embrasserais pas.
Il est hors controle, il est instable.
des mouches en formes d'empreintes digitales
des mouches tatouées d'empreintes digitales humaines
des mouches tatouées en empreintes digitales humaines
des bouts de doigts, des empreintes digitales humaines, volent comme des mouches
des mouches tatouées en empreintes digitales humaines
de meurtriers
la police poétique des cauchemars
les gens sans problèmes sont pour moi mystérieux comme la surface lisse d'un lac
les gens lisses et sans problèmes sont pour moi mystérieux comme la surface lisse des lacs
(plane)
meurt le matin et tue la nuit
plus c'est taré plus c'est bon
je vais te prendre sous mon aile ma petite c
écrire après la littérature
j'aimerais savoir pourquoi mon psychisme m'impose de telles tortures
peine de vie, espérance de mort
j'ai
dans la peau
des déchirures
j'ai des déchirures dans la peau
j'ai des déchirures dans la tête
ça fait cinq ans que je fume la même cigarette
j'ai étalé ma première cigarette sur cinq ans
un coeur brisé boîte ?
un coeur brisé bat comme n'importe quel coeur
je suis exactement le genre de fille que je déteste
je suis exactement le genre de mec que je déteste
je suis exactement le genre de gars que je déteste
Je suis le genre de mec que je déteste.
je suis agressif, passif et teigneux
Agressif, passif et teigneux, je suis exactement le genre de mec que je déteste.
"je suis laura simon, agressive, passive et teigneuse"
ennami
elle est pas tolérante avec les gens pas tolérants
nos têtes sont des windows 95 bourrés de bugs, de vers et de virus
nos têtes sont des pc préhistoriques sous DOS, qui plus est bourrés de bugs, de vers et de virus
nos têtes sont des pc préhistoriques sous DOS, nos rares éclairs et capacités entrav&s de bugs, de vers et de virus
qd je chante j'ai des larsens dans la tête
Le noir devient blanc, les Écritures deviennent fiction, votre planète se vaporise au lieu d'être solide,
et caetera.
"lumineux treillis de logique se déroulant dans le vide incolore..."
programme préhistorique ayant survécu à la réinitialisation mondiale
réactions électro-chimiques en chaîne
le goût des écrans de contrôle
mon rouge à lèvres contient un programme destiné à scanner ton cerveau
modèle du cerveau-machine, selon lequel son fonctionnement se réduit à un système d'entrées-sorties de signaux électriques simulant la perception du monde
quand un personnage virtuel prend possession d'un esprit réél
se brancher sur une machine en train de rêver
se brancher sur un humain en train de rêver
la machine se branche sur un humain en train de rêver et pète un plomb
le soleil est rentré par tes yeux et est sorti par ta bouche
(dans un rire)
les absents ont toujours tort mais les morts ont toujours raison.
[= les vivants sont présents ?]
j'veux fumer dla musique !
je fume la musique je fume de la musique
je suis de bonne bonne nuit ce matin !
la cité des travaux perpétuels
on les mange comme des mouches
plus vrai que mature
cavalier téléphone
la meilleure attaque c'est la défense ?
Nihîle de France
déficit d'empathie à grande échelle
Ton cœur a fondu dans une explosion un beau matin au milieu de ton café, tu t'es coiffée à l'horizontale à huit cent-mètres au dessus de ton évier t'es devenue un parc d'attraction qui se tartinait des visions. Défaillante devant ton reflet, t'as fluidifié le mouvement du monde en avalant des cachets. Tu t'es dit que c'était une liberté totale d'expression. T'as orchestré un scandale dans le hall de ton immeuble tu leur as expliqué le point limite à partir duquel il y a insatisfaction, pleine d'exaltation t'as enchaîné sur le pedigree de tes sensations et l'amertume des conserves de béton. Ils te regardaient avec des yeux ronds. Dans la rue t'es devenue un petit ballon, t'as roulé de travers à cause des déflagrations qui giclaient des trous dans ton caisson. Tu t'es assise par terre et t'as frémi avec les pigeons.
Depuis la température monte tous les matins tu te déplaces comme une population la température monte tu pèses quatre cent tonnes d'humiliation depuis la température monte tous les matins tu respires comme six-cent millions la température monte dans ton camp de concentration où tu simules la décontraction la température monte dans ta vie sans destination.
Ton cœur a fondu dans une explosion un beau matin de mai ton cerveau était couché sur le dos dans un caniveau tu passais des journées entières à étudier des pratiques vestimentaires, émoustillée par leurs dispositifs antipollutions.
Tu cherchais ton nom dans les pancartes de démolition, puis tu te couchais sous les ponts, habitée par une souffrance sans religion. Après avoir lu des articles sur la séduction, tu t'es mise à aimer des porcs des bourreaux et des cons, t'étais sans équipement de protection pour sillonner le silence des nuits qui tournent en rond alors t'as continué ton élévation t'as battu des records de hauteur et tu t'es crachée dans des chambres à coucher où t'as fini repliée, sans volonté et sans frisson.
Depuis la température monte tous les matins tu te déplaces comme une population la température monte tu pèses quatre cent tonnes d'humiliation Depuis la température monte tous les matins tu respires comme six-cent millions la température monte dans ton camp de concentration où tu simules la décontraction la température monte dans ta vie sans destination.