i n v i d a t i o n    v5

___________________________________________________________________________________________________________
__ lab transmedia numérique __ grappe de cerveaux connectés __ multiprocessing poétique __ zone de scrypt.#rt __

__ avec __
g.cl4renko
Mathias Richard
Nikola Akileus
Awkwardist

__ arrière-plan __
compendium invidation_v[<5] avec AC Hello, g.Cl4renko, Mathias Richard, Awkwardist & Nikola Akileus

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__ digital transmedia lab __ brain cluster __ poetic multiprocessing __ scrypt.#rt area __

__ featuring __
g.cl4renko
Mathias Richard
Nikola Akileus
Awkwardist

__ background __
compendium invidation_v[<5] feat. AC Hello, g.Cl4renko, Mathias Richard, Awkwardist & Nikola Akileus


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webscrypted by atomeases __ powered by PluXml
now on hystereodrome
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Mushin
R3PLYc4N
Jim Delarge
Tajiaphragm / Memory 3
Ichtyor Tides


ULTRURAEL

ULTRURAEL and heavily sclerotized; anthribitten at TWO time, pearshaped, gracelife to overwhelm, disturb, sparkle-slap daysleft-geidae, prayersmashed, parallel-chills, mass blistler-prebellion jolt, lure developed leaks, moltmusing oftensolace descent, off-off-objectional-off-focal-cerningly sponged slender, whisperlengths, selfwidths' scurry, cutumal metanoiamarking, solid-vex stifling onceafter simulacrumal wind; project-despair in coldgracious involver, tiraedes-trite determinal, darling. Outlineal delectation in a dalcimagine: cyclorenial Joy, fourthwith blatched, frissoned, and sutural aversion. is it and suggested a branchheaded mute-after tetrafright. When precipitated will. Muliebral tricks. Cheliceral thrillagree spumy Ittenial contrast Function of the Flap. Foist chancalsome indications of the Whip. Liodminal luxury-neverthelessed is still. Through COLOUR Secondventure of a stepladder, lateral. This happens when ARTIFICIAL.

Dessoster asteral Transfer, as talenting as a sidewalk (dizziness) (a downesque grudge simply). Geometric fall-in? RIDICULED. BIBLICAL RADIANCE WARP (see my compromise).

these were my bronchial boundaries till U come and stuffface? and 6 wouldn't accomodate but ØØ6Ø Shall.




(thru)Exorpheyes





le palais de l'épuisement




Misery.





Chimérisme

Les organes de cette donneuse changent le groupe sanguin des greffés.



Ce serait comme une trajectoire. On est une trajectoire. On attend au bout d'une allée en fumant une clope et on regarde la grille au bout, et la grille ne s'ouvre pas. Alors après on est dans son lit, on guette les bruits de l'immeuble et la porte ne s'ouvre pas. Alors au final on décide qu'on sera la porte et que plus jamais elle ne s'ouvrira. On sera moins emmerdé. Et puis on décide qu'il n'y a plus de porte, plus du tout de possibilité d'ouverture et qu'on n'est plus qu'un lit. Et on fume. On est infiniment plus soulagé. Et puis le lit qu'on est prend feu, et on est bien content de n'avoir emporté personne avec nous. Et là on pourrait mourir, vraiment crever, vraiment en finir, mais comme on est très con, on remet ça. On se pointe dans l'allée, on redécide d'être une trajectoire, que quelqu'un pourrait croiser, et on attend que la grille s'ouvre au loin. On fume clope sur clope. Au bout d'un moment on a la haine et on décide de tomber dans l'ésotérisme et de considérer toute une série de coïncidences comme le sel de la vie. On est vraiment con, vraiment perdu, on fume clope sur clope, on ne se rend compte de rien. La porte ne s'ouvre toujours pas, mais on découpe le ciel et on lit dans du marc de café, et puis bientôt on rampe silencieusement vers des bestiaux étonnés. Et puis bientôt on est agités de mouvements passionnés. Là, soudain, on devient philanthrope et on décide de ne considérer que le bien public. En fumant clope sur clope. On est aimable et discret, en sifflant des chimères. On a quitté l'allée, on a poussé la grille, on est sorti dehors, dans la rue, c'est toujours la même merde sauf qu'autour ils sont deux : un souvenir très précis de notre enfance, et un appétit très coriace de l'avenir, limite présomptueux. On est moins seul. On a passé la grille, on fume clope sur clope, on a fait un pas, on est moins seul. Moins con. Moins carcasse.

Le lendemain, on se dirige d'un pas enthousiaste vers le boulevard. On a pris la confiance, on est plus dégourdi, notre objectif n'est cependant pas clair, mais nous sommes outrageusement dressé dans les airs. Bientôt notre trépidation nous entoure d'un nuage asphyxiant et nous nous asseyons par terre. Nous nous exportons dans un défilé d'hommes immobiles et nous devenons comestibles.



Laisse des petites taches au milieu de ses phrases (sans importance), n'est plus le même homme, est recouvert d'une tapisserie en très bon état, fout le camp tous les matins dans un horizon grisâtre ponctué de paroles bizarres, confond son visage avec une fiction, tous les matins son visage est une fiction et s'ouvre sans bruit sur les boulevards et ressemble à quelque chose comme des tiges de fleurs emmêlées, tous les matins il presse des boutons et personne ne vient lui ouvrir, tous les matins il est sur les dents, s'inspectant minutieusement, se frappant l'intérieur de coups quasi imperceptibles, marchant main dans la main avec un malentendu interminable, incliné en avant de façon très inquiétante.



amatemp9 [dopeforfreaks]

Quand j'étais petite...
Maman m'emmenait à Hiro*shima...

Homo Sapiens HS / Ta mère est un garçon. / tableau d'écrans vivant, miroitant des flux en direct de cams du monde entier / Ce qu'on vous demande, c'est d'être mort. / Un enfant sans visage mais avec un flingue / Chaque fois qu'il a le hoquet, les lumières baissent. / mes capteurs émettent une fluorescence en présence d'oestrogènes / Dubaï News : construction d'une tour faite d'1 milliard de crânes humains. / Ici, tout est modifiable à sa guise, à condition d'être motivé. / Enlevez le plafond, le plancher, les murs de cette pièce. / chasseur, veilleur : radar à idées, expressions, formes / Ici règne l'ultravide. / En dépit des moyens déployés, aucun contact ne semble avoir été établi avec une personne intelligente. / L'oeil se retourne et regarde le cerveau à qui il obéit. / Désormais ne plus parler de "grève", mais d'"arrêt actif du travail". Ne plus dire "émeute", mais "incident de masse". Ne plus dire "écoliers", mais "clientèle". / J'ai rien compris, mais je suis d'accord. / Nous sommes faits pour être surpris. / Appareil photo mixeur multifonctions (79.90€) / Vous aimez la musique, mais n'avez pas assez de temps pour en profiter. Notre solution : Essayez « La Musique En Accéléré (TM) ». / - Mec, c'est tellement cool. J'ai lu sur le Net à propos de cette dame qui avait une dent infectée et un flingue, et elle a tiré dedans. - Tu veux du cool ? Une fois j'ai vu un type, sous méth, couper ses doigts de pied car il pensait qu'ils mangeaient ses pieds. / c'est vide à l'extérieur. C'est Vide À L'Intérieur. C4EST VIDE 0 L4INTERIEUR? C4EST VIDE 0 L4EXTERIEUR. / ENVOYEZ DES HORLOGES DANS L4ESPACE POUR LEUR DONNER L4HEURE AUX EXTRATERRESTRES / nos organismes excités aux somnifères / LE MONDE M4EXCITE? LES GENS ME DEGOÜTENT JE TOUSSE MES DENTS VEC POSTILLONS / SI HITLER 2TAIT VIVANT IL SE BRANLERAIT DESSUS / murs truffés de ports et excroissances usb, contenant données inconnues auxquelles se connecter au hasard / CÉLÉBRITÉS RÉPONDENT A TES QUESTIONS COMME SI ELLES ÉTAIENT VIVANTES / Authentifiez-vous / UN TREMBLEMENT ESSENTIEL TOUCHE 300 PERSONNES EN FRANCE / lelangage = plus importante contamination de masse de l'histoire / CONCEVOIR ET RÉALISER DES EXPÉRIENCES _ QUI COURBENT LE PLAN _ DE CETTE SOI-DISANT RÉALITÉ / spécialiste des têtes décapitées utilisées comme greffes décoratives sur l'épaule / ORDRE DE TE TORTURER TOI-MÊME / 90 000 oiseaux se crashent sur les fenêtres de Manhattan / s'adaptent au profil de la tumeur, visent ses mécanismes intimes / CASTRATION TRANSVERSALE / tout est truqué : les images, les voix, les corps, les souvenirs / Comment des êtres qui ne se comprennent pas eux-mêmes pourraient savoir ce qui est bon pour leur société ? / ËTRE N2 C4EST D2J0 ËTRE BAIS2 / LES B2B2S NAISSENT ENCEINTS / LES ËTRES SE FONT 2CRASER PAR LA R2ALIT2 comme terre malaxée en petits grains, sable égrené / jme sens enfermé dans cette vie, j'en peux plus, j'pète les plombs / des enfants, intérieurement vieillis en accéléré, dirigent le monde / - TU TE CROIS OÙ ? EN VACANCES ? T'ES EN GUERRE LÀ. CONTRE TA PROPRE ESP7CE. / (Traverser la jungle dans le noir complet, après le coucher du soleil.) / : l'espèce la plus BRUTALE la plus PR2DATRICE jamais VUE sur cette PLAN7TE / et tu voudrais parler d4AMOUR de SOLIDARIT2 ? T'ES UNE MACHINE A TUER, TES AMIS SONT DES MACHINES A TUER, LE RESTE C'EST DU BLABLA. / CE QU'ON VOUS DEMANDE C'EST D'AVOIR TORT / DON'T TALK TO ALIENS / SI LOVECRAFT ÉTAIT VIVANT IL SE BRANLERAIT LÀ-DESSUS / une goutte de pluie éteint ma cigarette ! / jetée au centre fourmillant de masses vivantes, l'étroite fenêtre de la conscience / il faut atteindre un point de crise personnelle / codes forment barres de cellules / Le cerveau humain serait plus compliqué que l'Univers qui le contient. / pour se connecter au dehors / un univers aux contours infinis, indéfinis, sans cesse remodelé / un ordre de vente très élevé a été passé par une machine sans contrainte / Internet débouche sur des capacités cognitives différentes / mon écriture devient de plus en plus grande, macrographique (j'écris sur les immeubles, sur les routes, puis les pays) / il faut atteindre un point de crise personnelle_ / optique, mécanique, thermodynamique, (émotions, cognition, mouvement), nucléaire, éoliennes, nanotechnologies, autoroutes... oiseaux, chauve-souris, insectes, amphibiens et plantes, hormones, cerveau, genre, bébé, www.terre.net / Ils te détruisent les neurones. / pour sortir la langue / voir des choses dont on ne peut se souvenir / comparer des horloges envoyées dans l'espace avec des horloges restées sur Terre / il faut atteindre un point de crise personnelle _ / La science et la technologie ont atteint un point où... / tes yeux en demi-lunes donnent le sourire et nos visages s'arrondissent en demi-cercles / dans les fines rainures présentes à la surface des objets, trouver la trace de sons fossilisés / il faut mettre au point des coupe-circuits automatiques / la musique amplifie les signaux électriques du cerveau humain / Les machines peuvent faire beaucoup mieux que les hommes, tout en innovant. / absorbant le moindre évènement intéressant rencontré, pour construire de nouvelles cartes de causalité ou en modifier d'anciennes / A la fois outil de communication, appareil photo, caméscope, terminal Internet, GPS, mon t-shirt est truffé de capteurs surveillant et transmettant en continu mes moindres gestes / plants de rétine humaine / je manifeste POUR des lacrymos BIO / POUR des balles de révolver BIO / POUR une bombe atomique BIO / chaque trader a été remplacé par un programme effectuant 1000 transactions par seconde / sexe assisté par ordinateur : portrait-robot d'une extraterrestre / SAO : naviguer à volonté parmi reproductions de lieux du crime en 3D /

On est les tro*upes de cho*c
de la réalité. Tu co*mprends ?

Analyse automatisée de. / Toutes les caméras de la planète en même temps. / Analyse automatisée des. /
Comportements à travers le monde / : de tous les flux vidéos de la planète en même temps. / Une intelligence artificielle extrait les principaux objets (humains, voitures, animaux, etc.) des scènes en trois dimensions. / Un algorithme construit une vision simplifiée des situations jugées "normales". / Les mouvements et les trajectoires dans le flux des caméras sont ensuite analysés dans l'espace et le temps afin de s'assurer qu'ils correspondent aux situations jugées « n o r m a l e s ». / (Exemple : nombre de personnes autorisées en même temps à un même endroit). / Contrôle automatisé des. / Milliards d'images en simultané. / Automatisé car. / Ingérable par opérateur humain. / Contrôle et analyse automatisés. / Des. / Comportements.

Ici : plusieurs guerres sont en cours.
Pensée faite d'ombres. / Ma vie m'a fait perdre du temps.
A quoi bon une conscience si nous ne naissons que pour survivre et marcher au pas. / je recherche l'AMP (Attaque Maximale Permanente)
Les mots nous emprisonnent et le silence nous libère.
Tout ce qu'il faudrait rayer. Tout ce qu'il serait souhaitable de faire.
Tout ce qui est toujours là. Tout ce qui n'est pas fait.
Citoyens d'un monde humain encore à construire, nous sommes pris dans un phénomène de réalité de masse. Nous ne savons pas comment en sortir. Nous voulons trouver une réalité spéciale

Ici : plusieurs guerres silencieuses sont en cours simultanément.
Les sentinelles s'effondrent partout dans le monde. / L'équivalent de l'espace poétique italien disparaît chaque année de la pensée mondiale. / L'orbite basse de la Terre est encombrée de 100 000 tonnes de déchets spatiaux faisant redouter les collisions. / Au milieu de fumées délétères, des enfants brûlent des carcasses d'ordinateurs et des écrans plats. / Des images sans pensée. / Leur bizness ? Le modelage de ta réalité. / Je cherche une vitesse d'évasion suffisante.

Ici. / Sans volonté commune ni même conscience collective. / N'être rien, être morts dans la parole, seulement vivants pour être exploités. / Les capacités critiques sont amoindries. / L'amitié fidèle et sincère, l'empathie désintéressée, sont les tabous d'aujourd'hui. / Une incapacité à se représenter d'autres mondes que le sien. / Panneaux omniprésents : "Ne pas parler aux extraterrestres". / La caste dominante utilise sa flicaille pour terroriser les rares manifestants. / Le seul moyen de continuer à vivre serait alors de ne pas prendre la réalité trop au sérieux.

file:life

cette drogue c'est de l'urine

la dernière génération avant Internet
Identification en cours, . Merci de patienter...
clic d'impact dans la tête
le simulotaure
lancer une séquence d'informations à l'intérieur d'un trou noir
J'ai dû quitter l'école à 13 ans à cause de phobie scolaire.
Tout mes amis m'ont lâché et je n'ai plus aucun contact humain depuis plus de 3 ans.
J'ai loué les services de buveurs professionnels pour boire avec moi.
Je n'arrive plus à dormir, je ne mange plus, je suis totalement perdu. Mon esprit s'embrouille.
Je n'apprends plus rien a l'école, je n'écoute plus personne, je ne parle plus, je ne vis plus…
Sans l'altruisme, l'empathie, la solidarité, l'humanité ne vaut pas la peine d'être vécue.
Je cherche un endroit décent, où les gens respectent la réalité
Beaucoup se réfugient dans les interstices, où un peu d'air reste piégé
Le temps passe et s'en va à jamais.
Quelqu'un veut de l'urine propre ?

Libellés :



ce que ce monde a à offrir, c'est une connexion Internet

elle parle sur la pointe des pieds
elle pense sur la pointe de la langue

La vie est un livre dont vous n'êtes pas le héros.

tonight @ club Gore :
2s>plusquecervelure: l'avengeance xenace
versus la peur du faune ,allon
vocqation dezidées :xxx des exandres ,'ténation des pires
jveux mon confield ,ma catachrèse optronique

(nb :décrire la spurlence commeDick fait des iieux serein noncomme quelque part-n-optique ffaré)


JE FLAIRE TA BOUCHE OUVERTE EN TREMBLANT.

j'ai lu "la vie m'élance", revu un démon et déjà-vu "la ville oblique" et ses gens ziggurats (légendes urbaines dans la ville-tampon à quelques heures moins le quart de nos paupières).



cheap pitch





-cyborg-





exotelex





version 7.1 :0ver__

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version 7.1 :0ver__

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cheap pitch



Interlude.

Fugue en non mineur.


J'ai entendu aujourd'hui quelqu'un qui disait il tombe des murs un beau jour quand on s'aperçoit que rien ne dure, mais alors comment font ceux qui savent déjà ne pas durer, qui n'entrent dans rien, pas un pied, pas un espoir, ni dans un objet, ni dans un but, ni dans une cuisse ?
J'ai entendu aujourd'hui quelqu'un dire maintenant tout ce que je rencontre je marche dessus, c'était un enfant avec des galets.
J'ai entendu aujourd'hui un vieux pleurer, ses larmes restaient en bordure épuisées, rien ne coulait sauf par la bouche et de sa bouche des mots comme des hoquets : comment laver les draps, comment les détacher maintenant que ma femme n'est plus.
J'ai entendu aujourd'hui un écrivain crever sous son écharpe fauve et ses dents écarlates. Il riait. Moi je le sentais crever sous sa joie, et sa Porshe comme des artères et son orgueil comme un cœur I'm so lonesome I could cry.

Ils vous encaissent, ça marche ainsi, puis ils vous rendent la monnaie, souvent ils demandent des garanties, disais-je à l'écrivain, de loin, sous la pluie, tandis qu'il buvait un whisky au Ritz avec un chéquier. Je terminais ma clope, je l'écrasais sur une vieille rambarde marquée de pieds rageurs.

Mais alors comment font ceux qui savent déjà ne pas durer, qui n'entrent dans rien, la deuxième catégorie, celle qui de lassitude et de lucidité ne s'engage même plus dans ce qu'elle sait ne jamais durer, le ciel si bleu qui devient blanc un beau jour un peu comme l'amour.

J'ai entendu aujourd'hui quelqu'un demander : ça va, vous ne vous plaignez pas trop de votre vie ? Non vous savez, je n'ai que celle-là.

Aujourd'hui ça circule comme un animal rauque qui grince des dents, il soulève de deux griffes épaisses mon cortex puis taquine mes hémisphères d'une pointe tranchante. Le goût rape ma gorge, je voudrais tout foutre par terre, je voudrais tout recommencer, cette nappe âcre devant mes yeux, la vie à travers un voile transparent qui arrondit les angles qui n'a cure du lendemain mais je suis en cure de désintoxication, ma cure du lendemain et maintenant les jours seront jours de plomb, je serai une balle qui rebondit contre les murs, je retrouverai mon insatiable appétit de vivre, celui-là que j'endormissais, maintenant je vais devenir circulaire, boucle infâme et non bouclée, huit suspendu à mes yeux écarquillés, maintenant je vais voir crus les humains, crues les journées, blâfards les visages dans l'étal des boucheries, maintenant l'animal se perche sur mon épaule et me murmure des couplets de blasphèmes, déforme des majuscules et me susurre que le monde pourrait ne plus être si rond, que le poids sur mes épaules pourrait être léger comme un nuage, les nuages et les traînées transparentes que laissent les êtres dans mes coquilles éteintes par temps de beau soleil.

J'ai soif, je bois du jus d'oranges, j'essaye d'imaginer la pression exercée sur elles, je m'étourdis de contemplations sans nom, j'essaye de donner un nom à chacune de celles qui me traversent le gosier, histoire de m'attacher. J'essaye de nommer les choses, mais toujours cette animal cuit et bondissant, aux cernes blancs qui me hurle. Je crois qu'il me hurle moi.

Corps.
Chaque individu vient au monde dans un mouvement qui le « jette » au monde. De façon tout à fait aberrante, Ignatus Bêlard n'avait jamais glissé sur quoi que ce soit, et même en ce premier instant duquel rien ne fut décidé, son être tout entier refusait le bouleversement, l'entrelac naissant, le choc de la lumière, la perforation des poumons, la palpation d'autres corps. Ignatus boursouflé, rouge comme une civière restait accroché aux limbes de sa mère, on dût l'extirper de ce merdier grâce à un pied de biche, on le finit à coups de pieds. L' « étant » est notre modalité de présence au monde, ce que nous sommes dans le monde, la somme du vécu et du présent, une ligne infinie, l'étant est notre présence au monde, soit une somme d'incohérences, d'aberrations, de prises de risques, d'aléas, de ruptures, de cavalcades, c'est ce parcours aléatoire qui enrichit l'être, l'essence, qui le fait mouvoir. Ignatus vivait pétrifié. Il s'accrochait à sa seule essence comme un réservoir inaltérable, inépuisable, il glorifiait l'essence, il en avait sectionné tous ses sens. (Albinoni – Adagio in G minor).
On voit donc combien l' « être-jeté » d'Ignatus était altéré d'énormes contusions, dûes à un pied de biche, et combien son « étant » souffrait d'une catatonique immobilité.

C'est à partir de cette première dimension du Dasein, être-jeté et étant, que se développe l'existence, une sorte de mouvement vers l'autre et le monde, mouvement qu'Ignatus contemplait avec une suspicion mal rasée, qu'il calfeutrait à coups de karschers de Fluocaril, qu'il épongeait à grands coups de sourires, des sourires entre lesquels on voyait pointer parfois un petit bout d'endive ou d'épinard, lesquels étaient promptement assassinés d'un coup de cure-dents à la nuit tombée et voici le seul jeté au monde qu'ait connu Ignatus, sa salive, épaisse et crémeuse dans le siphon de son lavabo rutilant, ses postillons qu'il crachait à la face du monde dans des restaurants où l'on pêchait morues et maquereaux à longueur de courbettes, il se prenait des coups dans la mâchoire, à force de buter contre les sempiternels mêmes murs.

Interlude.
Je songe que j'ai eu besoin d'un animal familier pour supporter ces murs. Un animal qui efface tout, qui griffe les prunelles rend aveugle, qui perce les tympans, un animal qui efface la peur. Qui fait supporter l'envie de vivre. Au fond c'est cela. Ce n'est pas une envie de mourir. C'est cet effroyable gouffre entre une envie de vivre éclatante, auquel rien n'arrive à la cheville, surtout pas une existence, chétive, courte et déplumée comme un oisillon rampant.

Corps.
Ignatus n'avait même pas la volonté d'une mouche sur une merde.


[Estragon triplex de mes fesses.]


ci-dessous
3 représentations formelles du principe de réalité
[extraits]
mises en oeuvre dans le cadre du séminaire de
"fragmentation déraillée & déschématisation sociale"


1.

tout le monde lit le source au même moment
tu foires une balise
et
alors tu précipites
le chaos


2.

ma tête en tombe dans le plasma
là il se relativise
"tu vas prendre cher" il me dit
on parle de pâte
de mer
les golfes clairs
etc

tout ce ramassis d'excitations

c'est vrai c'est toujours mieux que "sans-oeuvres"
[she said]

je ferme les yeux
l'air extérieur me caresse
à chaque fois je suis ailleurs
je-
peut-on se redéfinir ou alors créer une autre extension
de soi
le papier parle de filamentation lui
je trouve ça joli
comme cette mer de peignes
me surprend à espérer des rivages

toutefois j'ai un nom
j'en parlerai le moment venu
pardon : je lui laisserai la parole


3.

augmentation soudaine du nombre de variables

propension à osciller sur des impulsions caféines

j'alimente cette reprise ridicule
postulant que le freinage convulsif de l'être devient vite conséquent
dans l'environnement néant

je ne garantis plus rien après
à terme
à ce soir
l'entrée est à droite
après le rideau
Ce matin, j'ai remarqué que l'araignée, au lieu de s'engouffrer dans le tourbillon coriolitique qui bottomise mon évier, a décidé de grimper le long du mur. J'ai peur, car dans quelque temps, elle aura atteint le plafond.
Interlude.

Fugue en non mineur.


J'ai entendu aujourd'hui quelqu'un qui disait il tombe des murs un beau jour quand on s'aperçoit que rien ne dure, mais alors comment font ceux qui savent déjà ne pas durer, qui n'entrent dans rien, pas un pied, pas un espoir, ni dans un objet, ni dans un but, ni dans une cuisse ?
J'ai entendu aujourd'hui quelqu'un dire maintenant tout ce que je rencontre je marche dessus, c'était un enfant avec des galets.
J'ai entendu aujourd'hui un vieux pleurer, ses larmes restaient en bordure épuisées, rien ne coulait sauf par la bouche et de sa bouche des mots comme des hoquets : comment laver les draps, comment les détacher maintenant que ma femme n'est plus.
J'ai entendu aujourd'hui un écrivain crever sous son écharpe fauve et ses dents écarlates. Il riait. Moi je le sentais crever sous sa joie, et sa Porshe comme des artères et son orgueil comme un cœur I'm so lonesome I could cry.

Ils vous encaissent, ça marche ainsi, puis ils vous rendent la monnaie, souvent ils demandent des garanties, disais-je à l'écrivain, de loin, sous la pluie, tandis qu'il buvait un whisky au Ritz avec un chéquier. Je terminais ma clope, je l'écrasais sur une vieille rambarde marquée de pieds rageurs.

Mais alors comment font ceux qui savent déjà ne pas durer, qui n'entrent dans rien, la deuxième catégorie, celle qui de lassitude et de lucidité ne s'engage même plus dans ce qu'elle sait ne jamais durer, le ciel si bleu qui devient blanc un beau jour un peu comme l'amour.

J'ai entendu aujourd'hui quelqu'un demander : ça va, vous ne vous plaignez pas trop de votre vie ? Non vous savez, je n'ai que celle-là.

Aujourd'hui ça circule comme un animal rauque qui grince des dents, il soulève de deux griffes épaisses mon cortex puis taquine mes hémisphères d'une pointe tranchante. Le goût rape ma gorge, je voudrais tout foutre par terre, je voudrais tout recommencer, cette nappe âcre devant mes yeux, la vie à travers un voile transparent qui arrondit les angles qui n'a cure du lendemain mais je suis en cure de désintoxication, ma cure du lendemain et maintenant les jours seront jours de plomb, je serai une balle qui rebondit contre les murs, je retrouverai mon insatiable appétit de vivre, celui-là que j'endormissais, maintenant je vais devenir circulaire, boucle infâme et non bouclée, huit suspendu à mes yeux écarquillés, maintenant je vais voir crus les humains, crues les journées, blâfards les visages dans l'étal des boucheries, maintenant l'animal se perche sur mon épaule et me murmure des couplets de blasphèmes, déforme des majuscules et me susurre que le monde pourrait ne plus être si rond, que le poids sur mes épaules pourrait être léger comme un nuage, les nuages et les traînées transparentes que laissent les êtres dans mes coquilles éteintes par temps de beau soleil.

J'ai soif, je bois du jus d'oranges, j'essaye d'imaginer la pression exercée sur elles, je m'étourdis de contemplations sans nom, j'essaye de donner un nom à chacune de celles qui me traversent le gosier, histoire de m'attacher. J'essaye de nommer les choses, mais toujours cette animal cuit et bondissant, aux cernes blancs qui me hurle. Je crois qu'il me hurle moi.

Corps.
Chaque individu vient au monde dans un mouvement qui le « jette » au monde. De façon tout à fait aberrante, Ignatus Bêlard n'avait jamais glissé sur quoi que ce soit, et même en ce premier instant duquel rien ne fut décidé, son être tout entier refusait le bouleversement, l'entrelac naissant, le choc de la lumière, la perforation des poumons, la palpation d'autres corps. Ignatus boursouflé, rouge comme une civière restait accroché aux limbes de sa mère, on dût l'extirper de ce merdier grâce à un pied de biche, on le finit à coups de pieds. L' « étant » est notre modalité de présence au monde, ce que nous sommes dans le monde, la somme du vécu et du présent, une ligne infinie, l'étant est notre présence au monde, soit une somme d'incohérences, d'aberrations, de prises de risques, d'aléas, de ruptures, de cavalcades, c'est ce parcours aléatoire qui enrichit l'être, l'essence, qui le fait mouvoir. Ignatus vivait pétrifié. Il s'accrochait à sa seule essence comme un réservoir inaltérable, inépuisable, il glorifiait l'essence, il en avait sectionné tous ses sens. (Albinoni – Adagio in G minor).
On voit donc combien l' « être-jeté » d'Ignatus était altéré d'énormes contusions, dûes à un pied de biche, et combien son « étant » souffrait d'une catatonique immobilité.

C'est à partir de cette première dimension du Dasein, être-jeté et étant, que se développe l'existence, une sorte de mouvement vers l'autre et le monde, mouvement qu'Ignatus contemplait avec une suspicion mal rasée, qu'il calfeutrait à coups de karschers de Fluocaril, qu'il épongeait à grands coups de sourires, des sourires entre lesquels on voyait pointer parfois un petit bout d'endive ou d'épinard, lesquels étaient promptement assassinés d'un coup de cure-dents à la nuit tombée et voici le seul jeté au monde qu'ait connu Ignatus, sa salive, épaisse et crémeuse dans le siphon de son lavabo rutilant, ses postillons qu'il crachait à la face du monde dans des restaurants où l'on pêchait morues et maquereaux à longueur de courbettes, il se prenait des coups dans la mâchoire, à force de buter contre les sempiternels mêmes murs.

Interlude.
Je songe que j'ai eu besoin d'un animal familier pour supporter ces murs. Un animal qui efface tout, qui griffe les prunelles rend aveugle, qui perce les tympans, un animal qui efface la peur. Qui fait supporter l'envie de vivre. Au fond c'est cela. Ce n'est pas une envie de mourir. C'est cet effroyable gouffre entre une envie de vivre éclatante, auquel rien n'arrive à la cheville, surtout pas une existence, chétive, courte et déplumée comme un oisillon rampant.

Corps.
Ignatus n'avait même pas la volonté d'une mouche sur une merde.


[Estragon triplex de mes fesses.]
"i do not want this"

j'ai vu cet envol comme mille défenestrations spontanées
une falaise de verre sur la peau
[au moment de l'en-gouffre palingénésie]
sur les murs jusqu'à pierre
on essuiera nos os

quelqu'un a écrit "géhenne" sur l'alphanumérique
et aujourd'hui une particule paranoïde
boucle probabiliste dans quelque cellule
capitonnée
et me murmure encore

j'aurais bien vu son sang noir remplir les sondes fêlées de l'envers gris cellulose


Les nuages ont des couleurs
La convergence de nos penchants
Non avoués
Dans leur tendre
Epure

derrière les globes bourdonne un peu
la réverbération nocive de mes réflexes

pourtant l'impulsion propagée
sous une chaos-porteuse se
perpétue suave
n'est-ce d'ailleurs plus qu'un signal
un algorithme démodulé dans le bourbier libraire
(injectez-moi)
avant que létale ne s'estompe
la voix qu'interlace le vide
dans cette urgence péremptoire
//// hystereodrome ////
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boîteuse

retour des vrilles, des fêles
ces prolégomènes des cubes
again

s'accommoder de glitches
car la vie n'est pas lisse comme un drone


retour aux mots
aux abois, bulles
(trans)lucides au-dessus
de l'indolence, océans
denses d'alibis
et d'autres billevesées,
humides étendues
de décadences débiles
Je veux vous parler lorsque vous dormez.
Je veux vous parler lorsque vous conduisez.
Je veux vous parler lorsque vous baisez.
Je veux vous parler lorsque vous mangez.
Je veux vous parler lorsque vous ne pensez à rien.
Je veux vous parler lorsque vous regardez une série.
Je veux vous parler lorsque vous marchez.
Je veux vous parler lorsque vous vivez.
nous sommes la pierre vivante au coeur de l'étoile



___/MORTISLE ELYTRION/____
awkwardized hop

4.0.1-erreur


combien poursuivi par la tragique des cubes
débités ici en fines lamelles afin de
  • mettre terme (mise aplat de l'obsessose)
  • révéler leur cœur-core-carré (c3)
  • constater en leur claie qu'ils
                      sont eux-mêmes faits de la même matrice
                      qui fait l'infinité de leur immanence, etc.
P1200602
ctmod

reclenche

hey grinder, tu mates un peu les morphes que t'as foiré depuis que tu foutres queude ? je crus que tu t'en débattais sévère des pourléchages d'ambiance, mais big-re je carre pas un clou à ce que tu synthes dans tes dévers de trames, mal moralées au demeurant. rabine-toi, plisseteplé, on en reveut de tes insanies à la déblarre, de tes trucs-de-broc, de tes cybranchées ratire-deliques.

l'impression de corner du derche, c'est pas qu'une. alors, baltance, en paspli comme d'habe, qu'on bistre un peu par cy-duc. et tâche d'en rattirer touffère, du prune-velu : faut que ça s'agrège dans le coletas, les ondées de fous, c'est bien connu, ça calcine la neuvrose et fait fleuvrir la riglance. d'où la manque, niveau pléthore...
DelphiDelirium

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Venet (acqCanonicarum)

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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants
qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie.
Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus
et choisis parmi des centaines d’autres.
-|| MutastaZ ||-

soreilles guines
pleurent sortes de lames larmées
tristes 500

j'ai les yeux pulses, aux aguets, le front bombé d'irradiances
à force d'avorter des vers dans l'oeuf -
veux dès lors parler comme un microprocesseur
drexerd

newch

pas d'écharpieuses dents à l'entrée, tu glisses
puis alors tout luit/sonne comme grille crâne, grille vie
car seulement t'avale et torture en digère doucereuse